Qu’est ce que la Basse-vision

A l’échelle mondiale, on estime à plus de 50 millions les individus souffrants de malvoyance, et de l’ordre de 2 millions son augmentation annuelle… En France, on en dénombre pas moins d’1.7 million, dont environ 1 million de cas de DMLA. La progression de l’espérance de vie, associée au vieillissement global des populations, se traduit par une prévision de doublement du nombre de personnes touchées d’ici à 25 ans.
Quand peut-on dire qu’une personne est atteinte de basse vision ?

• En France, la définition de la malvoyance, sur le plan légal, est d’avoir une acuité visuelle du meilleur oeil après correction, comprise entre 4/10 et 1/20, ou un champ visuel inférieur à 20° pour chaque oeil. En dessous de ces performances, on parle de cécité.

• La carte d’invalidité est surchargée de la mention CECITE pour les personnes dont la vision centrale est nulle ou inférieure à 1/20. Elle est surchargée de la mention Canne Blanche pour les personnes dont la vision est au maximum égale à 1/10.

• Ainsi, on définit une personne atteinte de basse vision comme toute personne qui a une vision très détériorée, même après correction mais qui peut néanmoins accroître sa vision fonctionnelle par l’utilisation d’aides optiques, par des modifications de l’environnement et/ou par la mise en oeuvre de techniques spécifiques.

Quelles sont les causes de la basse vision ?

On peut souffrir de basse vision à tout âge, mais ce sont les personnes âgées qui sont le plus souvent atteintes. Certaines maladies du vieillissement, certaines malformations congénitales, certains types de diabète ou de traitements de longue durée et des atteintes du nerf optique peuvent entraîner des situations de malvoyance.

Les principales cause
de Basse-vision

   

La Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age ou DMLA

La détérioration de la macula est la cause principale de la basse vision et entraîne une perte de l’acuité visuelle centrale. 
La vision périphérique n’est pas affectée. La vision des détails et des couleurs est altérée et entraîne une difficulté dans la lecture.

 

La rétinopathie diabétique

Le diabète provoque des hémorragies par l’endommagement des vaisseaux sanguins de la rétine entraînant une vision des détails altérée. L’évolution de cette maladie qui génère de la malvoyance peut être ralentie par des traitements médicaux. C’est une des premières causes de cécité avant 50 ans.

 

 

Le glaucome

Il est dû à une pression trop élevée à l’intérieur de l’oeil. Les
complications du glaucome chronique chez certains sujets peuvent causer une atrophie du nerf optique et la perte de la vision périphérique. La pression intraoculaire est à surveiller régulièrement auprès de votre ophtalmologiste, surtout après 40 ans.

 

 

 

La cataracte

L’opacité du cristallin provoque une diminution de l’acuité. La vision est trouble et ce, particulièrement en cas de lumière éblouissante, intense. La cataracte n’affecte pas le champ visuel. Elle se traduit par l’impression de voir à travers une vitre dépolie. Elle touche particulièrement les personnes après 60/65 ans. Toutefois, grâce à la chirurgie, la cataracte n’est plus une cause de basse vision non guérissable.

 

 

 

La rétinopathie pigmentaire

Elle est causée par une dégénérescence congénitale de la rétine et conduit à une perte importante de la vision périphérique. Elle peut entraîner la cécité. Dans la plupart des cas, cette affection survient entre 20 et 40 ans.

 

 

L’albinisme

L’albinisme est la diminution ou l’absence de mélanine, le pigment qui colore la peau, les cheveux et les yeux. Quand il touche les yeux cela se traduit par un iris de couleur gris ou bleu et une pupille avec des reflets rouges. Les albinos ont une vision faible de près mais qui leur permet de lire ou écrire avec des aides visuelles. La vision de loin est quant à elle très diminuée puisqu’elle peut descendre au dessous de 4/10ème.

 

Le rôle des différents acteurs

A cause du nombre de pathologies, de leur évolution, l’approche du déficient visuel ne peut être qu’individuelle. Une équipe pluridisciplinaire est alors à son écoute, et chacun en fonction des besoins, apportera au patient du temps et de l’écoute…

L’ophtalmologiste
Il pose le diagnostic, explique la rééducation Basse Vision et définit le profil de rééducation en fonction des différentes évaluations et besoins de la personne. Il coordonne l’action des professionnels pour le suivi de la rééducation visuelle et prescrit l’équipement adapté si nécessaire.

L’orthoptiste
Il effectue sur prescription médicale, les actes concourant à une meilleure utilisation de la vision résiduelle.
Après un bilan orthoptique basse vision, la rééducation vise à stabiliser la fixation, à développer de nouvelles stratégies visuelles et à améliorer une bonne coordination oeil/main.

L’opticien
Il réalise les essais nécessaires au choix des aides optiques, électroniques ou informatiques. Il informe, conseille et oriente les personnes malvoyan­tes sur les nombreuses possibilités d’équipements pour la reconquête d’un meilleur confort visuel et d’une meilleure autonomie.

Au delà des « 3 o » (ophtalmologiste, orthoptiste, opticien), il est parfois conseillé de solliciter le concours complémentaire d’autres professionnels : des médecins généralistes, des gériatres, des psychologues, des rééducateurs en locomotion et en autonomie de la vie journalière, des instructeurs en locomotion, des psychomotriciens, des ergothérapeutes des assistantes sociales, voire un service de soins de suite et de réadaptation spécialisée.

Afin de vous conseiller et de vous accompagner dans votre équipement, je me tiens a votre service
N’hesitez pas a me contacter au 05.46.96.16.82 ou de m’envoyer un courriel à alex.magasin@live.fr
Alexandre Poupart, opticien conseil en Basse-vision